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« Maman, je te vois ! »

Erik et sa maman / Erik en zijn mama

« Maman, je te vois ! »

Erik Nwenda vit avec ses parents et ses six frères et sœurs à Mahanje, une ville du sud de la Tanzanie. Il est aveugle depuis de longues années. Il n’avait que six mois lorsque sa vue a commencé à décliner progressivement. Sa maman, Elizabeth, l’avait remarqué mais ne savait que faire.

Lorsqu’Erik a huit ans, Elizabeth entend à la radio un message qu’elle a peine à croire. Le St. Joseph’s Mission Hospital dispense des soins oculaires ! Elle décide d’emmener son fils à l’hôpital pour savoir ce qu’il en est exactement.

« Les voisins le regardent avec insistance parce qu’il est aveugle. Les enfants se moquent de lui à l’école et le harcèlent en le traitant ‘d’enfant aveugle’. Nous nous sommes d’abord tournés vers l’église et maintenant nous allons à l’hôpital pour demander de l’aide, » dit la maman.

Les médecins de l’hôpital posent leur diagnostic : une cataracte bilatérale. L’ophtalmologue apprend aux parents d’Erik qu’une opération relativement simple peut lui rendre la vue et guérir sa cécité. Erik hésite et avoue qu’il a peur des médicaments qu’il doit prendre avant l’opération. Les parents craignent qu’Erik ne retrouve jamais la vue. En outre, sa famille a beaucoup de peine à joindre les deux bouts et craint de ne pouvoir payer l’opération. Grâce au soutien de Lumière pour le Monde et à l’équipe du St. Joseph’s Mission Hospital, un partenaire de notre ONG, ils se décident à autoriser l’intervention et l’ophtalmologue opère Erik.

« Être aveugle me rend triste, » confie Erik. « À l’école, je dois m’asseoir au premier rang pour suivre les cours, mais cela ne m’aide pas beaucoup. Je voudrais pouvoir jouer avec les autres élèves, avec mes frères et sœurs. Une fois que j’aurai retrouvé la vue, je pourrai faire mes devoirs avec eux. J’attends ce moment avec impatience. »

C’est dans la bonne humeur et plein d’espoir qu’il se dirige vers la salle d’opération. Dès le lendemain, l’infirmier enlève les pansements oculaires d’Erik et un premier test révèle que le garçon a une bien meilleure vue qu’avant l’intervention. Erik peut à peine cacher son bonheur.

« Maman, je te vois ! » s’exclame-t-il. Les parents, souriants eux aussi, sont soulagés de constater que l’opération s’est bien déroulée. « Cette intervention a donné à notre fils une chance équitable à l’école. Il pourra suivre une bonne formation et trouver un bon travail plus tard. »

Une opération de la cataracte qui sauve la vue, comme celle d’Erik, ne coûte que 150 euros. Faites un don dès maintenant !