Des soins oculaires de qualité pour tous !

Florence teste sa vue avec des lunettes spéciales

Des soins oculaires de qualité pour tous !

Des magasins d’optique en RDC, au Rwanda et en Tanzanie

Un ophtalmologue manipule une lentille.

Chaque clinique ophtalmologique soutenue par Lumière pour le Monde possède un magasin d’optique qui vend des lunettes fabriquées sur place à des prix abordables.

Les patients choisissent parmi toute une gamme de lunettes, en fonction de leur budget. Le service social aide aussi financièrement ceux qui ne peuvent pas se payer les lunettes les moins chères, au prix de trois euros.

En plus des lunettes, Lumière pour le Monde distribue d’autres aides visuelles, telles que des loupes ou des télescopes à main, aux enfants qui ne sont plus en mesure de suivre les cours en classe à cause de leur malvoyance. Grâce à ces outils et au soutien d’enseignants spécialisés, ils peuvent continuer à aller à l’école avec leurs camarades de classe voyants.

Florence et Ferdinand ont retrouvé une bonne vue

Florence (17 ans) et son frère Ferdinand (10 ans) souffrent de problèmes oculaires. Il y a deux ans, Florence a eu un accident. Quelques jours plus tard, elle ne voyait plus clairement : « Au début, maman ne se rendait pas compte que quelque chose n’allait pas, mais je vois de moins en moins bien. Deux taches blanches sont apparues sur mes yeux. Mais nous n’avons pas assez d’argent pour aller chez le médecin. Je ne peux plus aller à l’école, parce que je n’arrive plus à lire au tableau. »

La mère de famille raconte comment elle a découvert que Ferdinand, le petit frère, ne voyait plus très bien : « Lorsqu’il lisait, il tenait son cahier plus près de son nez. Il n’arrêtait pas de se frotter les yeux et se plaignait de ne plus être capable de lire. En fin de compte, il ne peut même plus aller à l’école. Les voisins ne savent rien des problèmes oculaires de mes enfants car je ne veux pas que quiconque les considère comme anormaux ou se moque d’eux. Je veux les protéger contre cela. »

Le petit Ferdinand se plaint de ne plus pouvoir lire correctement. Après son opération de la cataracte, il a retrouvé une bonne vue.

Le père de Florence et Ferdinand enseigne dans une école secondaire, une profession précaire et mal rémunérée en RDC. Lors d’une séance d’information donnée par un travailleur communautaire de la clinique ophtalmologique Sainte-Yvonne, il apprend qu’une opération relativement simple peut bien souvent guérir de la cécité. Sainte-Yvonne est l’une des cliniques ophtalmologiques que soutient Lumière pour le Monde dans le sud de la RDC. Soulagé, leur père envoie rapidement ses enfants en consultation dans cette clinique.

Florence, son petit frère Ferdinand et leur papa devant leur maison.

L’opération de la cataracte de Florence et Ferdinand se déroule quelques jours plus tard. Comme la famille dispose de très peu de moyens, elle peut se rendre au service social de l’hôpital sans avoir à payer pour leur traitement.

Florence passe des tests oculaires à l’hôpital Sainte-Yvonne.

Aujourd’hui, Florence et Ferdinand sont en consultation chez l’ophtalmologue Richard Hardi de Lumière pour le Monde. Les deux enfants ont retrouvé une bonne vue, mais le Dr. Hardi constate que Florence doit porter des lunettes pour voir de manière optimale. Si un patient ne dispose pas des moyens suffisants pour payer des lunettes, Lumière pour le Monde lui apporte également son soutien. Florence reçoit donc ses nouvelles lunettes. Sa mère remercie chaleureusement Lumière pour le Monde : « En fait, après la consultation, je voulais repartir sans lunettes. Nous n’avons vraiment plus d’argent ce mois-ci. Mais grâce à votre aide, Florence possède maintenant de bonnes lunettes. Je crois que Dieu vous a envoyés pour aider mes enfants. J’espère qu’ils peuvent maintenant mener une vie belle et heureuse. »


Florence essaie ses nouvelles lunettes au magasin d’optique de l’hôpital Sainte-Yvonne.

Juste après l’opération, Florence est retournée à l’école : « Avec mes lunettes, je vais maintenant pouvoir lire au tableau même quand je suis au fond de la classe. Je peux mieux suivre les leçons et obtenir de bonnes notes. Personne ne pourra plus dire du mal de moi à cause de ma mauvaise vue comme certaines le faisaient avant. » Florence suit le chemin de la pédagogie et fait un stage en tant qu’enseignante dans une école primaire. Mais elle préférerait en fait devenir plus tard secrétaire dans une grande entreprise.

Florence pose fièrement avec ses nouvelles lunettes.

À partir de l’année prochaine, Ferdinand retournera à l’école, au grand soulagement de sa mère. « C’est un gamin qui se bat souvent avec ses frères et sœurs. Retourner à l’école constituera un véritable défi pour lui. Je suis très heureuse qu’on lui offre une nouvelle chance. »

 

Photos: © Dieter Telemans