Faustin : « Je voudrais être musicien »

Faustin : « Je voudrais être musicien »

Nos cliniques partenaires au Rwanda, en RDC et en Tanzanie continuent de traiter chaque patient qu’elles reçoivent, en particulier les plus vulnérables. Les équipes médicales prennent différentes mesures de précaution pour empêcher la propagation du coronavirus. Leur objectif est que tous les patients aient accès aux soins oculaires urgents en toute sécurité.

Souffrant de la cataracte, le petit Faustin rêve de pouvoir rejouer au football.

De cette manière, nous pouvons continuer de fournir des soins oculaires à des enfants comme Faustin. Du haut de ses 6 ans, le petit garçon vit chez ses parents à Korogwe, un petit village situé au nord de la Tanzanie. Jouer au football avec ses amis et écouter de la musique constituent ses activités favorites.

Malheureusement, depuis deux ans, Faustin ressent une gêne intense dans l’œil gauche. « Il a commencé à se plaindre d’avoir comme des grains de sable dans l’œil, » explique Zenalu, sa maman. « On l’a d’abord rincé à l’eau claire, mais cela ne s’améliorait pas. »

Hélas, la Tanzanie souffre d’un grand manque d’ophtalmologues et d’infrastructures de soin adaptées. Les patients n’ont souvent pas les moyens de payer les coûts de traitement et de transport vers une clinique. Si bien qu’encore aujourd’hui, de nombreuses familles n’ont d’autre choix que de s’adresser à un guérisseur local au lieu de consulter un médecin. « Un jour, » explique Zenalu, « notre voisine nous a conseillé un remède traditionnel : couper la patte d’un poulet et badigeonner l’œil de Faustin avec son sang. » Cette pseudo-formule ‘miracle’ aurait pu avoir des effets néfastes sur la santé de l’enfant. Heureusement, les parents ont eu le bon sens de ne pas l’essayer !

Grâce à un collaborateur de l’hôpital KCMC, la famille de Faustin finit par se rendre au département ophtalmologique de l’établissement, soutenu par Lumière pour le Monde depuis 2013. Afin de rendre les soins accessibles aux patients les plus vulnérables qui nécessitent un traitement, l’hôpital prend en charge le coût de leur transport. C’est donc gratuitement que Faustin et sa famille ont pu être conduits sur place.

Après leur arrivée à l’hôpital, le Dr Philippin, ophtalmologue, examine le garçon et confirme la cataracte dans son œil gauche, mais il en observe également une seconde plus légère dans l’œil droit.

Un infirmier retire le pansement oculaire de Faustin.

D’une durée de trois-quarts d’heure, l’opération se déroule très bien. Le lendemain, le pansement oculaire de Faustin lui est retiré. Lorsqu’il ouvre l’œil, il éclate de rire, surpris des sensations étranges qu’il ressent. « Le sable dans mon œil a disparu ! », s’écrie-t-il. Lors d’un test oculaire, il arrive à reconnaître toutes les formes géométriques qu’on lui montre à distance

Faustin se confie au personnel soignant : « Plus tard, je voudrais être musicien. » Retrouver une bonne vue lui rendra donc espoir dans son rêve. Deux jours plus tard, son second œil est également opéré avec succès, quelle joie !

Pour le féliciter, sa maman lui a offert un joli ballon de football, auquel il s’accroche en attendant de retourner à l’école.
Il va de nouveau pouvoir jouer avec ses amis !

Grâce à votre soutien, nous pouvons offrir une opération de la cataracte à un enfant comme Faustin. Effectuée sous anesthésie générale, celle-ci ne coûte que 150 euros. Faites un don.