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Continuer à combattre la cécité, corona ou non

Continuer à combattre la cécité, corona ou non

Le monde entier est actuellement confronté à une crise sanitaire sans précédent. Pour la RDC, le coronavirus présente également un grand danger. La crise y a aussi des conséquences socio-économiques importantes. Pourtant, de courageux médecins congolais continuent de travailler sans relâche dans les cliniques partenaires de ‘Lumière pour le Monde’. 

Bien que la crise du coronavirus ait clairement un impact sur le fonctionnement des cliniques partenaires, celles-ci restent ouvertes pour fournir des soins oculaires urgents. Les équipes médicales sont plus motivées que jamais d’aider tous les patients. Toutefois, la situation actuelle pose des défis nombreux et difficiles.

Les cliniques partenaires de Lumière pour le Monde prennent toutes les précautions nécessaires pour prévenir la propagation du virus et protéger leur personnel.

Crise sanitaire et désastre social

Plusieurs facteurs rendent de nombreux Congolais très vulnérables face à la pandémie. Ils ont beaucoup moins de chances d’accéder aux soins de santé : six fois moins qu’en Europe de l’Ouest. Bon nombre d’entre eux ne disposent pas non plus d’un accès suffisant à de l’eau propre pour se laver les mains. Le pays souffre aussi d’une pénurie de matériel médical et de personnel qualifié. La sécurité sociale sur laquelle ils peuvent compter est inexistante. Enfin, la majorité de la population a besoin d’ « emplois informels » pour survivre. Il est donc très difficile d’exiger de ces personnes qu’elles se conforment à des mesures de confinement strictes.

Le coronavirus aura non seulement un impact sur la santé des personnes les plus vulnérables dans certains pays d’Afrique, mais aussi des conséquences socio-économiques encore plus importantes. Cette crise a entraîné une hausse des prix des denrées alimentaires dans plusieurs pays. Celle-ci touche particulièrement les personnes à faibles revenus. En RDC, certaines d’entre elles sont confrontées à un choix draconien : tomber malade à cause du coronavirus ou mourir de faim.

Docteur Francine : « Nous ne voulons exclure aucun patient pour des raisons financières. »

 
Le docteur Francine Nday est ophtalmologue à la clinique Sainte-Yvonne de Lubumbashi, en RDC. Elle nous explique les difficultés qu’elle et son équipe rencontrent :

« Notre clinique traverse une période difficile. Nous avons moins de patients, ce qui provoque une diminution considérable des revenus propres de la clinique. De plus, les patients nécessitant une opération oculaire urgente sont souvent très pauvres et incapables de payer leur traitement. Heureusement, ils peuvent compter sur notre service social. Celui-ci nous permet de ne pas renvoyer des patients chez eux sans leur fournir un traitement. »

L’ophtalmologue nous transmet ici le témoignage d’une patiente qu’elle a reçue récemment : la petite Yohari et sa maman Rose. Du haut de ses trois ans, la fillette est blessée à l’œil suite à un accident de jeu. L’œil droit de Yohari est gravement endommagé. Si elle n’est pas opérée de toute urgence, elle restera aveugle de cet œil. Sa mère est très inquiète car sa famille n’a pas les moyens financiers de payer l’opération.

Envie de découvrir la fin de l’histoire de la petite Yohari ? Visitez la page de notre campagne !

L’œil droit de Yohari, trois ans, est gravement endommagé. Si elle n’est pas opérée de toute urgence, elle restera aveugle de cet œil !