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Tous les enfants ont le droit d’aller à l’école !

Honorine & Carine

Tous les enfants ont le droit d’aller à l’école !

Carine et Honorine, sont deux sœurs rwandaises de 13 et 9 ans. Ces fillettes sont toutes deux atteintes d’achromatopsie, une maladie génétique rare qui les rend très sensibles à la lumière et les empêche de bien distinguer les couleurs. Leurs parents vivent très mal le handicap de leurs filles. Ils sont convaincus qu’une opération pourrait guérir leur cécité partielle, mais personne ne semble pouvoir leur venir en aide. En complète mésentente, le couple finit par se séparer.

Maman Redempta ne cultive plus seulement son champ, elle se retrouve aussi à la tête d’une famille monoparentale. Le dur travail de la terre et l’éducation de ses deux enfants à problème qu’elle assume maintenant seule, est un lourd fardeau à porter. Dans cette crise familiale, la grand-mère décide d’aider sa fille, mais elle non plus ne possède pas l’argent nécessaire pour payer un éventuel traitement des enfants.

La grand-mère va à l’église chaque semaine et c’est là qu’elle apprend que la clinique ophtalmologique de Kabgayi au Rwanda dispose d’un service d’aide aux enfants avec des problèmes visuels. Sans hésiter, elle décide d’y emmener ses petits-enfants.

À Kabgayi, elle est informée de l’existence du projet d’éducation inclusive pour les enfants malvoyants. Sans aides optiques – lunettes avec filtres thérapeutiques difficiles à obtenir – les fillettes ne peuvent aller à l’école. L’orthoptiste de la clinique met à leur disposition les aides optiques adaptées. Il ne reste plus qu’à inscrire les enfants à l’école, une condition sine qua non de la participation au trajet de l’éducation inclusive. Suivant les conseils des enseignants itinérants, la grand-mère inscrit Carine et Honorine dans l’une des écoles du groupe scolaire Kabuga. L’avenir des fillettes est à présent beaucoup plus prometteur.

Plus tard, les parents décident de reprendre leur vie commune. Carine et Honorine obtiennent de bons résultats scolaires. Papa Jean Damascène est conscient de l’impact positif de l’éducation inclusive sur le parcours scolaire de ses enfants. Dans une lettre, il nous écrit : « Mon épouse et moi-même tenons à vous remercier du fond du cœur pour votre dévouement, votre soutien et surtout pour l’accompagnement social et médical dont nos deux enfants ont bénéficié grâce à vous et dont nous constatons chaque jour l’impact positif sur leur vie quotidienne. »

Entre-temps, un troisième enfant est né dans la famille et lui aussi est atteint d’achromatopsie. Mais son avenir est d’ores et déjà assuré ou tout au moins le sera dès qu’il entrera à l’école maternelle.

Pour obtenir des aides optiques adaptées et les utiliser correctement, les enfants comme Carine et Honorine doivent suivre une session de thérapie visuelle chez un orthoptiste. 10 euros suffisent pour offrir cette thérapie à un enfant atteint de déficience visuelle. Faites un don.